Rassemblement : dans nos quartiers comme au gouvernement, fachos hors de nos vies !

Ce mercredi, la ville de Bruxelles a donc d’officiellement interdit le rassemblement d’extrême droite prévu ce 10 décembre Place Fontainas. Il aura fallu deux jours – depuis l’annonce de notre contre-raqqemblement – au Bourgmestre Philippe Close pour interdire cette marche qui faisait l’objet d’une demande officielle. Deux jours pendant lesquels nous n’avons eu de cesse de marteler le caractère fasciste de cette initiative pilotée par le Vlaams Belang et une frange plus radicale de l’extrême droite belge. Cela signifie que sans notre intervention Close aurait toléré un rassemblement d’extrême droite en plein cœur de Bruxelles alors qu’il s’est récemment empressé d’interdire la mobilisation de la campagne Stop Répression visant à dénoncer la politique du « tout sécuritaire ».

Nous ne pouvons nous contenter de cette interdiction !

D’une part, parce que nous pensons que c’est par la mobilisation populaire que l’on fait reculer le fascisme. Le pouvoir et le patronat peuvent bien interdire les fascistes dans la rue aujourd’hui, ils s’en accommodent pourtant très bien au gouvernement.

D’autre part, nous ne sommes pas dupes. Close joue au pompier-pyromane. A la suite des « émeutes » de Bruxelles, le bourgmestre de Bruxelles a plaidé comme les autres pour un renforcement répressif et raciste de l’appareil d’état. La NV-A fixe l’agenda sécuritaire, impose les termes du débat, « la violence c’est forcément celle des immigré-e-s, la solution est forcément sécuritaire et raciste », le socialiste Philippe Close comme le reste des partis aux pouvoir valident et renforcent la position de force de la NV-A.

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Philippe Close n’est d’ailleurs pas le seul socialiste à chanter en cœur une ode au « tout sécuritaire », Emir Kir, député et bourgmestre PS de Saint-Josse dont les liens avec les « loups gris » sont un secret de polichinelle, en a aussi profité pour donner son avis “il manque des centaines d’agents à Bruxelles. Et il manque 40 magistrats pour éviter l’impunité”.

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Il faut également rappeler la responsabilité écrasante du Bourgmestre de Bruxelles dans les rafles quotidiennes de migrant-e-s et de sans-papiers à Bruxelles. Close collabore activement à la chasse aux migrant-e-s de Théo Francken, c’est sa police qui participe aux réunions préparatoires avec l’office des étrangers et le ministère de l’intérieur en vue de planifier les rafles et fixer les quotas de migrant-e-s à arrêter au parc Maximilien.

Cela n’échappera à personne, il y a aujourd’hui en Belgique un climat de droitisation politique et médiatique ; mesures néo-libérales, précarisation, criminalisation des pauvres, attaques contre les droits syndicaux, renforcement du racisme d’état, intensification des rafles, de la répression, de l’autoritarisme et du sécuritaire …

 

1726993.jpgL’extrême droite profite de ce climat anxiogène – délibérément entretenu – pour se développer en Belgique à l’instar d’autres pays européens. C’est grâce à ce contexte favorable que des groupuscules fascistes peuvent aujourd’hui déambuler en toute impunité à Bruxelles et à Gand avec la complicité des forces de police.

Extrême droite est déjà au pouvoir (certains en doute encore) en Flandre et au fédéral avec la NV-A dont certains membres ne cachent même pas leurs sympathies pour le régime nazi et les collabos.

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Théo Francken lors du 90e anniversaire de Bob Maes, ancien activiste pro-nazi et fondateur de la milice d’extrême droite VMO.

Après trois ans de gouvernement MR-NVA, trois ans de résistance sociale infructueuse, la démoralisation est grande. Beaucoup sont tenté de baisser les bras, de rester passifs et d’attendre les prochaines élections, comme si le vote allait bloquer l’offensive du néolibérale et autoritaire, tendance lourde partout en Europe.

Sans opposition, il restera encore 1 an et demi à l’extrême droite pour assoir son pouvoir et mettre en pratique son agenda politique. Sans opposition, on aura beau se plaindre et s’indigner, ils pourront aller toujours plus loin dans l’ignominie sans que personne ne les arrête.

Malgré l’interdiction de la marche d’extrême droite, nous maintenons notre rassemblement. Nous estimons que plus que jamais, il est indispensable de faire entendre notre voix afin de dénoncer les politiques sécuritaires et identitaires que veulent nous imposer les politiciens et les patrons.

Rendez-vous ce 10 décembre à 12h30, Place Madou 8, 1210 Saint-Josse-ten-Nood.

 

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Communiqué : Close interdit, les fachos persistent. Nous aussi !

Hier soir le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close annonçait dans la presse vouloir interdire la manifestation d’extrême droite contre « les violences urbaines ». Cette déclaration reste cependant à considérer avec prudence. Cette marche avait fait l’objet d’une demande officielle à la ville de Bruxelles (qui était donc au courant !) et à l’heure actuelle l’organisateur Frédéric Erens n’a toujours pas reçu d’interdiction de manifester. Ainsi, cette annonce ne semble avoir que pour objectif de sauver la réputation d’un bourgmestre, qui sans notre intervention, aurait été prêt à laisser les néo-nazis défiler place Fontainas.

Notons que cette annonce ne semble de toute façon pas dissuader les fascistes. Le site d’information d’extrême droite « React » (proche de Rob Verreycken,) qui fait la promotion de l’événement persiste et signe, ils maintiennent leur appel à manifester le 10 décembre prochain Place Fontainas. Leur dernier article titrait d’ailleurs : « Rassemblement contre les émeutes de Bruxelles interdit selon les médias, l’organisateur dit continuer ».

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« Manifestation contre les émeutes à Bruxelles interdit selon les médias, l’organisateur dit continuer ».

Par ailleurs on en sait en effet un peu plus sur cette « marche citoyenne » . Tout d’abord il faut préciser que Frédéric Erens n’est pas un « citoyen » comme un autre, c’est l’un des responsables du Vlaams Belang à Bruxelles, c’est aussi l’ancien président des jeunesses du Vlaams Belang et un ancien du Front National belge. Son appartenance à l’extrême droite flamande ne fait donc aucun doute.

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photo : Frédéric Erens (à gauche) en compagnie de Marion Maréchal Le pen et de Dominiek Lootens (Vlaams Belang).

Pour rappel, sur l’événement facebook, peu de doute sur le profil des participants. Des membres du Vlaams Belang (dont Dominiek Lootens), de Nation (comme Hervé Van Laethem par exemple), des nationalistes autonomes flamands, des membres du Voorpost, etc.

Malgré l’interdiction, les fachos entendent donc manifester ce dimanche 10 décembre Place Fontainas. Nous maintenons donc notre rassemblement dès 12h30 devant le siège du Vlaams Belang (Place Madou 8, 1210 Saint-Josse-ten-Nood) pour dénoncer les organisateurs de cette marche.

Pour combattre le fascisme nous ne comptons ni sur l’état ni sur la police dont on connait la duplicité vis-à vis de l’extrême droite. Ce 10 décembre nous comptons bien leur contester la rue et leur rappeler que Bruxelles est et restera antifasciste !

Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos !

Le lien vers l’évènement facebook de Bruxelles Zone Antifasciste.

Rassemblement : pas de fachos dans nos quartiers ! Non à la marche d’extrême droite Place Fontainas !

Le 10 décembre prochain, en prenant pour prétexte les récentes émeutes à
Bruxelles, l’extrême droite organise une « marche citoyenne contre les
violences urbaines » à 14h au départ de la Place Fontainas. Derrière cet
intitulé qui semble tout ce qu’il y a de plus inoffensif, c’est en
réalité le Vlaams Belang qui est à l’origine de la marche qui met une
partie de l’extrême droite belge en ébullition. En effet celle-ci est
organisée par Frédéric Erens, ancien du Front national belge et actuel
responsable du Vlaams Belang à Bruxelles.

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Sur l’évènement facebook, peu de doute sur le profil des participants.
Des membres du Vlaams Belang (dont Dominiek Lootens), de Nation (comme
Hervé Van Laethem par exemple), des nationalistes autonomes flamands,
des membres du Voorpost, etc.

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L’évènement est largement relayé par « ReAct » (RechtsActueel), un site
d’information d’extrême droite flamand dirigé par l’entourage de Rob
Verreycken, figure importante du Vlaams Belang. La page ReAct n’hésitant
pas à annoncer la marche en ces termes : une « marche contre les
violences des immigrés ». Nation, un groupuscule néo-nazi violent a
d’ailleurs officiellement annoncé sa présence à cette manifestation.

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Cette marche est également une tentative de l’extrême droite flamande
(le Vlaams Belang en particulier) de « politiser » certains milieux
ultra supporters de football en copiant leur mode opératoire mais en lui
joignant un discours politique raciste.

Elle n’est pas sans lien avec les événements de mars 2016, au lendemain
des attentats de Bruxelles, où plusieurs centaines d’ultras accompagnés
de fachos avaient pris d’assaut la bourse de Bruxelles sous le regard
complice de la police. Ils avaient eux-mêmes à l’époque agressé des
passant et provoqué des échauffourées dans le centre de Bruxelles.

C’est les mêmes milieux ultras (de Gand et de Bruges par exemple) proche
de l’extrême droite qui ont organisé le 26 novembre dernier une
expédition punitive à Gand. Manifestant pendant deux heures à la
recherche de squats occupés par des familles rroms. Ils finirent leur
trajet devant un centre d’hébergement scandant des slogans anti-rroms.
Parmi les manifestants, des militants d’extrême droite (Vlaams Belang,
NSA, etc.) étaient également présents.

L’extrême droite profite du climat actuel de racisme d’état pour
organiser une marche anti-immigré-e-s, cette fois-ci à Bruxelles. Il ne
fait aucun doute que beaucoup de participants viendront dans l’idée d’en
découdre avec les jeunes des quartiers populaires, collectivement
coupables à leurs yeux des récentes émeutes provoquées par la police.

Pour l’extrême droite, la lutte contre les « violences urbaines » est
évidemment un prétexte pour s’en prendre aux migrant-e-s, aux
habitant-e-s des quartiers populaires et aux Musulman-e-s dans leur
ensemble. Le 10 décembre prochain, l’extrême droite compte bien jouer
les supplétifs de la police en tenant de venir « remettre de l’ordre »
dans le quartier d’Anneessens-Fontainas.

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Ces derniers mois, la police et les politiciens ont systématiquement
fermés les yeux sur les violences d’extrême droite. Pire, que ce soit en
mars 2016 ou le 26 novembre dernier, la police encadre et accompagne les
violences fascistes.

Alors que l’extrême droite prépare un nouveau coup médiatique à
Bruxelles et que son but est de provoquer des échauffourées pour
justifier l’agenda raciste & islamophobe, il importe de réagir.
Nous ne les laisserons pas organiser une ratonade raciste en toute
impunité.

Ce 10 décembre nous comptons bien leur contester la rue et leur rappeler
que Bruxelles est et restera antifasciste !

Les fachos peuvent bien se cacher derrière des initiatives citoyennes,
celles-ci ne font pas illusions bien longtemps. Le caractère fasciste de
leur rassemblement ne fait aucun doute.

Nous appelons à nous rassembler dès 12h30 devant le siège du Vlaams
Belang (Place Madou 8, 1210 Saint-Josse-ten-Nood) pour dénoncer les
organisateurs de cette marche.

Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos !

Gand : Tentative de pogrom anti Roms

Lu sur le site Veille Antifa Liège

Les médias francophones n’en finissent plus de tourner en boucle à propos d’une succession d’émeutes à Bruxelles, laissant certains politiques se lâcher tant au niveau de sorties racistes que complotistes : « il existe un système derrière toutes ces émeutes » annonce le N-VA Jambon avant toute enquête, prétendant ainsi nier que des explosions de rage spontanées puissent – et vont sûrement encore – avoir lieu. Des lois toujours plus autoritaires et/ou ciblant une partie de la population en fonction d’une origine présumée ou du lieu de vie sont instaurées. Des contrôles au faciès sur un zone géographique déterminée ont déjà eu lieu à Bruxelles ces derniers jours.

Par contre, silence total au niveau francophone vis-à-vis des agressions perpétrées durant le rassemblement néo-nazi de ce dimanche 26 novembre à Gand…

L’histoire commence le 3 novembre : un groupe de dizaines de fachos ont essayé d’attaquer un squat de Roms. Certaines personnes sont arrêtées et l’une d’elles (Xavier K., président d’un club de supporters du KAA Gent) passe plusieurs semaines en prison. Le rassemblement de ce dimanche, non autorisé, était organisé pour protester contre sa détention. À la base il s’appelait d’ailleurs “Je suis Xavier”, avant d’être changé en “Je suis Belgique” sur demande de la famille (par crainte de problèmes avec la justice).

250 néonazis et hooligans d’extrême-droite, dont certains venant d’Anvers, ont répondu à l’appel et ont pu tranquillement défiler plus de deux heures dans le centre ville gantois, aux cris de “dehors les Roms”, “dehors les squatteurs”(1), “dehors Termont” (bourgmestre Sp.a de Gand, que la N-VA essaye d’évincer en faisant une campagne anti Roms).

Quand aux personnes présentes à cette manifestation, la presse flamande a relayé le fait qu’il s’agissait de supporters néo-nazis du “KAA Gent” et d’autres villes, mais comme le souligne le journal DewereldMorgen, cela n’est pas tout : Rob Verreycken du Vlaams Belang et Edouard Hermy du groupuscule N-SA ont ouvertement soutenu l’événement. Le cercle étudiant KVHV (qui travaille avec Francken et dont Jambon est membre honoraire) a ouvertement soutenu la première agression du 3 novembre. L’article de presse explique également comment le discours anti-roms de la N-VA a légitimé ce genre d’agressions.

Les 250 personnes – chiffre donné par la presse – gueulant “We hate you Roma, we do” (“On vous hait les Roms, oui on vous hait”) dans les rues gantoises étaient donc un regroupement de hooligans d’extrême droite et militants néonazis confirmés, et la N-VA qui n’est plus jamais très loin désormais en arrière plan. Sans doute s’agit-il du même type de regroupement que celui à l’origine d’agressions au centre de Bruxelles après les attentats de mars 2016.

Cette fois, démarrant de l’hôtel de ville, leur objectif était la rue Sleepstraat, dans laquelle se trouvent de nombreux commerces bulgares et turcs. Par deux fois les flics les ont empêché d’y entrer. Toujours d’après DewereldMorgen, l’objectif de la manifestation était non seulement d’attaquer ces commerces mais également une recherche de confrontation avec des personnes Roms (ou considérées comme telles). Leur parcours les a aussi amené à un centre d’accueil de nuit pour sans-abris dans lequel se trouvaient principalement des femmes et enfants, centre qu’ils ont essayé d’attaquer et dans lequel ils ont essayé de s’introduire.

Comme en Wallonie, ces néo-nazis vont dans le même sens que les politiciens auxquel ils prétendent « s’opposer ». Dans les faits, ils s’attaquent à des SDF, à des personnes migrantes ou même à des grévistes pour le bon plaisir du patronat. Bref, racisme et position de classe typiquement bourgeoise, des positions pas fort éloignée du gouvernement en place en somme.

“Le beau début d’une belle histoire”, annonce les organisateurs sur facebook.

On remarquera que lorsque des biens sont détruits par des personnes ethnicisées, les faits sont qualifiés d’émeutes (rajoutons “organisées” pour rassurer monsieur Jambon) et des communautés entières sont oppressées et ciblées par la répression, données en pâture à cette partie de la population qui tombe dans le piège de la délation en donnant ainsi l’impression d’un soutien massif au gouvernement.
Lorsque des personnes blanches aux slogans racistes tentent de s’en prendre à des personnes et à leurs biens en fonction de leur nationalité supposée, là le silence est de mise chez les politiques qui instrumentalisèrent les premiers événements. Il s’agit d’une tentative de pogrom.

Si les médias francophones finissent par en parler, parions que ce sera pour les définir comme “personnes en colère réagissant à des phénomènes problématiques” (sans avoir besoin d’aller aussi loin que Peter Dedecker de la N-VA qui avait jugé dans un tweet la première agression du 3 novembre comme “compréhensible”…).

Plus que jamais, l’antifascisme n’est pas à laisser entre les mains de l’État et des structures officielles, l’antifascisme est une autodéfense populaire nécessaire dont chacun.e peut se saisir, à travers des actes autonomes de toutes sortes, que ce soit de la veille informative, de la contre mobilisation, de l’autodéfense, des organisations et créations culturelles ou sportives qui rendent l’antifascisme vivant !

L’événement de ce dimanche à Gand illustre la voie ouverte tant par les médias que les politiques (ceux qui instrumentalisent comme ceux qui se taisent). C’est un appel d’air (clin d’oeil smiley à Théo) à la montée et à la banalisation des discours et passages à l’acte violents de militants fascistes. Une nouvelle preuve que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et notre force pour empêcher cela.

Info : une manifestation contre les violences policières et la politique raciste du gouvernement a été appelée par la campagne “Stop Répression” à Bruxelles. Celle-ci a été interdite par le Bourgmestre, et les organisateurs-trices ont décidé de la reporter au samedi 2 décembre. Le traitement policier différencié des fascistes et des antifascistes à Bruxelles et ailleurs ne laisse rien présager de bon en la matière…

Le 27 mars 2016 à Bruxelles (plusieurs centaines d’hooligans d’extrême droite mélangés à d’autres militants fascistes), ce 26 novembre à Gand (même chose) et une date annoncée par les fachos ce 10 décembre à Bruxelles : ne leur laissons pas la rue. Seule une réponse populaire de notre part pourra faire barrage.

Sources presse néerlandophone :
www.dewereldmorgen.be/artikel/2017/11/2…
www.nieuwsblad.be/cnt/dmf20171126_03208246
www.vrt.be/vrtnws/nl/2017/11/26/4-mense…/

(1) en comparaison, on se souviendra de la dernière manifestation « contre la loi anti-squat et contre toutes les expulsions » du 1er novembre à Bruxelles qui n’a même pas pu faire 100 mètres puisqu’elle fut cadenassé par les flics. Ces manifestant.e.s ont été fouillé.e.s et identifié.e.s, caméra en main, sans possibilité de se disperser.

Pour une solidarité sans frontières

23456574_1987464838167535_674698010034591503_oCes dernières années la situation des migrant-e-s et des sans-papiers en Belgique et en Europe n’a cessé d’empirer. Politiciens et médias agitent le fantasme de l’invasion migratoire pour justifier la criminalisation toujours plus forte des migrant-e-s. Ceux-ci sont présentés par l’état comme de véritables ennemis de l’intérieur, qu’il faudrait nettoyer. Dans la vision raciste de ces politiciens, une Europe fantasmée blanche et chrétienne serait menacée par un soi-disant grand remplacement Cet éternel rabâchage médiatique et politique sur les questions migratoires et sécuritaires, terreaux privilégiés du fascisme profite bien-entendu à l’extrême droite traditionnelle et à ses boneheads néo-nazis. Cependant elle sert également des partis islamophobe et anti-migrant qui tentent de donner un visage respectable au fascisme.

Théo Francken fait clairement partie de cette frange d’extrême droite populiste qui défend ouvertement le renforcement des discriminations à l’égale des migrant-e-s. Ce maintien des migrant-e-s et des sans-papiers dans la peur permanente des rafles et dans la précarité est ainsi le fruit d’un discours raciste malheureusement bien ancré dans nos sociétés. Cependant cela constitue également une opportunité pour le système capitalisme. Quoi de mieux pour les bourgeois que des travailleurs-euses taillable et corvéables à merci, ne pouvant faire appel à leur droits sociaux sous peine de se faire expulser ?

C’est pourquoi l’un des premiers devoir de tout-e militant-e antifasciste est de lutter aux côtés de nos camarades migrant-e-s et sans-papiers pour la liberté de circulation, et contre un système capitaliste trop heureux de nous diviser pour mieux régner. Cette solidarité est différente de la charité. Si aucune action de soutient n’est critiquable, il importe de se rappeler que cette solidarité se fait avant tout dans la perspective d’une conquête de droits politiques et non pour se donner bonne conscience. Concrètement, cela implique de laisser les migrant-e-s et les sans-papiers décider des stratégies qui leur convient le mieux, de s’exprimer en soutien à la lutte mais pas en leur nom. C’est dans cette perspective que Bruxelles Zone Antifasciste apporte son modeste soutient à la lutte des migrant-e-s et des sans-papiers.

Non à l’extrême droite populiste et à son racisme d’état !
Solidarité sans frontières !
Liberté de circulation pour tous et toutes !

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Le local nazi bientôt fermé ?

17807219_277867515957971_2676495566939347825_oLe 26 mars dernier, les néo-nazis de l’Alliance for Peace and Freedom (APF) lançaient un appel aux dons pour financer leur local, situé au 22 Square de Meeus à Ixelles. L’objectif était de récolter 15.000€ afin de pouvoir payer le loyer du local pour le restant de l’année. L’APF a en effet annoncé que, sans cet argent, elle sera obligée de fermer ses locaux à la fin de l’année.

Cinq mois plus tard, l’APF n’a récolté que 2125€ sur 15.000 €. Force est de constater que dans le petit monde néo-fasciste la solidarité n’est pas à l’ordre du jour. Pas étonnant, car à l’extrême droite la politique est avant tout un business, et les petits commerçants de la haine sont là pour s’enrichir. Roberto Fiore, le président de l’APF a pourtant fait fortune dans l’immobilier dans les années 90 grâce à ses réseaux d’extrême droite, mais ne semble pas prêt à financer lui-même l’APF.

D’Alain Soral à Daniel Féret (président du ex-FN belge) en passant par l’APF, les petites entreprises d’extrême droite doivent rapporter gros, mais hors de question de mettre la main à la poche lorsque c’est nécessaire. La différence est flagrante avec les militant-e-s anticapitalistes et antifascistes prêts à tout sacrifier pour les idées qu’illes défendent.

Depuis janvier 2017, le financement européen de l’APF est donc gelé. L’alliance n’est pas parvenue à répondre aux nouvelles normes européennes en matière de subside des groupes politiques et ne peut donc à l’heure actuelle toucher les 600.000 € de financement. Elle n’a pas fourni de garantie bancaire et n’a donc reçu aucun subside pour l’année 2017 et pourrait même devoir rembourser les sommes perçues précédemment.

Peu après le début de notre campagne « Non au local nazi », quatre groupes parlementaires européens ont lancé une enquête visant l’APF. Ils reprochent à l’Alliance de ne pas respecter les principes fondamentaux de l’UE. Certains députés européens, qui qualifient le groupe de raciste et de violent, déploient une procédure inédite pour mettre un terme au financement. Les parlementaires s’intéressent particulièrement à un rassemblement organisé par l’APF en 2016 durant lequel des chants antisémites auraient été scandés.

Nos petits « antisystèmes » de pacotille souffrent donc de ne plus bénéficier des mânes financières accordés par la vile Union Européenne (qu’ils se plaisent pourtant à critiquer) et appelaient donc à la générosité de leurs sympathisants, ce qui n’a pas franchement été une réussite. Comble du malheur, leur compte en banque a été bloqué le 1er avril dernier.

On peut se demander si l’existence de ce local est encore une priorité pour l’APF et si, en coulisse, son sort ne serait pas déjà réglé faute de moyen et d’intérêt politique. C’est en tout cas ce que laisse supposer les récentes déclarations d’Hervé Van Laethem (leader du Mouvement Nation). En effet, le 20 août dernier, Nation a appelé ses sympathisants à financer eux-mêmes le local situé au 22 Square de Meeus à Ixelles. Van Laethem a ainsi affirmé « si l’APF ne sait plus l’occuper nous aimerions que ça devienne le local de Nation au cœur du quartier européen. Nous allons essayer de le garder pour Nation ».

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Pas de « têtes d’affiches » pour le premier anniversaire des locaux de l’APF à Bruxelles. Ni Aube Dorée, ni Fiore, ni Griffin, ni Jacobsson n’avaient fait le déplacement pour l’occasion. Le tout n’aura regroupé qu’une 30aine de personnes.

Avec un loyer mensuel largement supérieur à 1000€, Nation devra compter sur de gros donateurs pour espérer conserver le local. Nul doute qu’ils feront appel à leurs amis du grand capital belge ou aux régimes dictatoriaux qu’ils soutiennent depuis de nombreuses années…

Peu probable que cela plaise aux copropriétaires du 22 Square de Meeus. Il ne fait en effet pas bon genre de louer à des nazis et cela déplaît de plus en plus à certains riches propriétaires qui ont le souci de préserver leur réputation. Entre incapacité à louer et défection de la part de certains locataires, les dents commencent à grincer. Si l’APF a pu se donner une bonne image de façade, c’est largement moins le cas de Nation qui traîne derrière lui une réputation de milice violente n’hésitant pas à agresser des SDF et des migrant-e-s.

La campagne « Non au local nazi, 22 Square de Meeus » dénonce depuis près d’un an l’existence du local de l’APF qui bénéficie d’une évidente tolérance de la part du pouvoir communal et de la police. Les récents et tragiques événements à Charlottesville aux États-Unis (ou une militante antifasciste a été assassinée par un suprématiste blanc) nous rappellent la nécessité de combattre la résurgence fasciste. Lorsqu’on laisse l’extrême droite s’implanter, elle se renforce et se développe et devient alors une menace pour tout-e-s celles et ceux qui ne correspondent pas à ses idées (migrant-e-s, femmes, LGBTQIA, syndicalistes, …).

Depuis que notre campagne existe et au cours de la dernière année, Nation a considérablement réduit sa présence dans les rues de Bruxelles, se repliant dans son local pour des activités – le plus souvent confidentielles – qui n’attirent que peu de monde hormis les militants convaincus. Nation s’est même vu obligé de tenir sa traditionnelle manifestation du 1er mai à… Anvers. Le prochain Congrès de Nation se tiendra quant à lui à Charleroi le 9 septembre prochain alors que ces dernières années ils avaient mis un point d’honneur à les organiser à Bruxelles.

Preuve en est que la seule stratégie de mobilisation payante contre l’extrême droite, est de lui contester la rue et de l’empêcher de s’implanter. Chassé de Bruxelles, Nation essaye de se construire en Wallonie en vue des prochaines élections. A La Louvière notamment où Nation pourrait mener dans les semaines qui viennent des actions islamophobes contre la construction d’une mosquée à Saint-Vaast…

Malgré un avenir incertain pour le local nazi, nous n’avons jamais compté sur les politiciens ou l’état pour mener la lutte contre le fascisme, nous connaissons que trop bien la duplicité du système politique avec l’extrême droite. Tant que ce local existe – quel que soient ses occupants – nous continuerons la mobilisation pour le faire fermer. Nous le répétons, nous n’attendrons pas qu’un drame se produise dans notre ville. Nous ne les laisserons pas s’implanter dans nos quartiers. Nous ne leur laisserons plus jamais l’occasion de mettre en application leur idéologie.

« Ici on collabore avec des nazis »

La Maison communale d’Ixelles relookée pour mieux correspondre à la réalité. Ici on protège les nazis !

Les fascistes de l’Alliance for Peace and Freedom (APF) – regroupement des organisations nationalistes Aube Dorée (GR), Forza Nova (IT), Democracia nacional (ES), Parti des Danois (DK), Notre Slovaquie (SVK), etc. – disposent d’un local dans la Commune d’Ixelles au 22 Square de Meeus à proximité du Parlement Européen et du quartier de Matonge. Les organisations qui composent l’APF et leurs dirigeants ont du sang sur les mains. Sur leur passage ils sèment la violence et la peur. Ils n’hésitent pas à agresser – et parfois assassiner – celles et ceux qui ne correspondent pas à leur projet de société ou qui osent s’y opposer.

Pourtant, malgré le caractère ouvertement néo-nazi de l’APF, ni la Commune d’Ixelles, ni les propriétaires, ni les Institutions Européennes (qui finance l’APF à hauteur de 600.000€), n’ont à ce jour pris de mesures à leurs égards. Pire, ils ferment les yeux, les protègent et les financent !

Afin de lutter contre l’implantation de l’extrême droite à Bruxelles et en Belgique, nous avons lancé une campagne de mobilisation « non au local nazi » dont l’objectif assumé est de faire fermer ce local. Nous n’attendrons pas qu’un drame se produise dans notre ville. Nous ne les laisserons pas s’implanter dans nos quartiers. Nous ne leur laisserons plus jamais l’occasion de mettre en application leur idéologie.

Le 22 Square de Meeus. Ici à loge des nazis.
Le Parlement Européen. Ici on finance les nazis.

Nouvelle agression violente impliquant l’Aube Dorée à Athènes

Ce vendredi 31 mars 2017, un étudiant du nom d’Alexis Lazaris et âgé de 24 ans a été victime d’une agression brutale de la part de l’escadron d’assaut d’Aube Dorée, en faction au QG du parti néo-nazi grec situé sur l’avenue Mesogeion au nord-est d’Athènes.

L’étudiant, qui habite dans le quartier, se trouvait près des bureaux de l’Aube Dorée où il prenait des photos dans le cadre de ses études. À cette occasion, il avait avec lui un appareil professionnel, que les fascistes lui ont volé lors de l’attaque, tout comme son téléphone portable.

Six personnes qui se trouvaient devant l’entrée du QG d’Aube Dorée – juste en face du commissariat de police – ont commencé à lui faire des gestes menaçants sans aucune raison, l’invitant à approcher. Alors que l’étudiant s’éloignait en direction de son habitation, 4 militants d’Aube Dorée l’ont suivi, proférant de nouvelles menaces. Alexis essaya alors de s’échapper en courant. C’est à ce moment que les assaillants, cagoulés, l’ont frappé à la tête et au corps jusqu’à ce qu’il perde connaissance. Alerté par des cris, les voisins se sont arrêtés pour venir voir la scène, avant que 3 des assaillants ne s’enfuient à moto. Quand la police arriva pour contrôler la situation, l’un des militants d’Aube Dorée resté sur les lieux demanda à Alexis Lazaris ensanglanté « es-tu Grec ? ».

Comme c’est souvent le cas dans ce genre de situation, la police n’a même pas cherché à identifier les 6 hommes présents devant le QG d’Aube Dorée dont quatre sont pourtant responsables de l’attaque du jeune étudiant de 24 ans.

Un membre d’Aube Dorée – reconnu par des témoins oculaires – a depuis lors été arrêté et déféré devant le Procureur ce 1er avril, il s’agit de Christos Zervas (42 ans), poursuivi pour vol aggravé et agression avec complicité. Cependant, Zervas n’est pas un simple militant d’Aube Dorée, c’est lui qui gère le siège central du Parti à Athènes et il était employé de l’Aube Dorée au parlement grec. Zervas est l’un des cadres de l’organisation néo-nazie et est même membre du Comité Central. Plus que tout, Zervas est la main droite de Nikolaos Michaloliakos, le leader d’Aube Dorée.

Pour rappel, l’Aube Dorée est membre de l’Alliance for peace and freedom (APF) – regroupement d’organisations européennes d’extrême droite – dont le siège est situé au 22 Square de Meeus à Ixelles. L’APF organise régulièrement des activités dans ces locaux en présence de militants d’Aube Dorée et des autres organisations affiliées à l’APF. Malgré le caractère ouvertement fasciste de ces organisations (qui ont un lourd historique de violences dans leurs pays respectifs et ce également en Belgique) leur présence ne semble pas déranger les autorités communales d’Ixelles et la Bourgmestre, Madame Dufourny.

Gageons qu’il ne faille pas arriver à de telles agressions fascistes dans les rues d’Ixelles pour qu’enfin les autorités se réveillent et prennent la mesure du danger que représente l’APF.

Nb : des militants de Nation (BE) avaient par ailleurs perturbé un rassemblement de sans-papiers Place du Luxembourg en mai 2015. Quelques jours plus tard, 6 de leurs militants avaient roué de coup un SDF sur cette même place. Faits pour lesquels ils ont d’ailleurs été condamnés.

Sources :

Des nazis à deux pas de chez vous depuis 1 an

Une alliance européenne de partis nationalistes, Alliance for Peace and Freedom, a ouvert un local à Ixelles (22 Square de Meeûs) depuis un an. Cette alliance regroupe ce que l’Europe connaît de pire en termes de nostalgiques du fascisme et du nazisme. Les organisations qui composent l’APF, Aube Dorée (GR), Forza Nuova (IT), Democracia Nacional (ES), NPD (AL), Nation (BE), etc. et leurs dirigeants ont du sang sur les mains. Sur leur passage ils sèment la violence et la peur. Ils n’hésitent pas à agresser – et parfois assassiner – celles et ceux qui ne correspondent pas à leur projet de société ou qui osent s’y opposer. C’est grâce aux 600.000 euros de dotation du Parlement Européen qu’Aube Dorée et ses alliés ont pu ouvrir un local à Bruxelles. Le Parlement Européen vient d’ailleurs de suspendre le financement de l’APF le temps d’une enquête sur ses activités « antidémocratiques ». Mais nous n’attendrons pas qu’un drame se produise Nous ne les laisserons pas s’implanter dans nos quartiers. Ensemble, fermons le local nazi !

LES NAZIS DANS VOTRE QUARTIER, UN AN DÉJÀ.

L’Alliance for Peace and Freedom a ouvert il y a un an son premier local à Bruxelles, au 22 square Meuse dans la commune d’Ixelles. Ils y organisent soirées, diners, conférences entre nazis. Ce 25 mars, l’APF, un rassemblement d’organisations d’extrêmes droites européennes, célèbre le premier anniversaire de son local. Un an maintenant que ce qui se fait de pire en terme de fascisme européen, pavanent en bas de chez vous.

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Cortège antifasciste contre la répression policière

16796964_259333737811349_1791200364407153612_oLe 17 décembre dernier, le collectif Bruxelles Zone Antifasciste appelait à bloquer le Congrès des néo-nazis européens de l’APF (Aube Dorée, Forza Nova, etc.) à Bruxelles. Cette mobilisation et les militant-e-s antifascistes ont fait l’objet d’une répression policière rarement égalée ces dernières années à Bruxelles.

Militant-e-s renversé-e-s par des combis, jetés au sol, matraqués, etc. A ces violences physiques (qui ont fait plusieurs blessé-e-s) on peut rajouter les insultes sexistes, racistes, homophobes, les menaces et les intimidations.

Ce n’est malheureusement pas la première fois que la police de Bruxelles fait preuve d’une volonté manifeste d’en découdre violemment avec les militant-e-s antifascistes.

Le 17 juin 2012, la police avait chargé des syndicalistes antifascistes sur le quai de métro Trône (blessant plusieurs personnes). A l’époque au regard de la disproportion de l’intervention la presse avait crié au scandale, le comité P avait été saisi, une enquête disciplinaire devait être menée, mais depuis lors rien n’a changé et les faits ont été enterrés[1].

Autre intervention qui avait fait parlé d’elle, la répression du rassemblement antiraciste à la bourse le 2 avril 2016, où plusieurs dizaines de manifestant-e-s furent arrêté-e-s alors que des groupes d’extrême droite se baladaient librement à quelques mètres des forces de l’ordre en arborant le logo des Soldats D’Odin.

Ces violences policières sont d’autant plus questionnables tant elles tranchent avec l’attitude laxiste de ces mêmes policiers vis à vis de l’extrême droite.

Ainsi quelques jours auparavant, le 27 mars 2016, 300 « belgian hooligans » débarquent à la bourse avec en leur sein plusieurs dizaines de militante d’extrême droite. Informée de leur arrivé, la police leur ouvre la voie et les encadre sympathiquement. Alors que les hooligans perturbent l’hommage aux victimes des attentats de Bruxelles et que certains font des saluts nazis, la police tardera à les repousser…directement vers la gare du nord où ils reprendront tranquillement le train du retour.

Et les exemples sont nombreux. Le 3 avril 2014, nation attaque un rassemblement antifasciste devant les galeries de la Reine non loin de la Grand Place, sous les yeux de la police qui ne s’interpose pas. Les militant-e-s antifascistes se défendent et ce sont ces derniers qui se verront chargés par la police.

Le 26 mai 2015, rebelote, des militants de nation s’en prennent à un rassemblement de sans-papiers place du Luxembourg. Ils quitteront les lieux tranquillement alors que les sans-papiers se font nasser par la police.

Dès lors on peut légitimement se poser la question de pourquoi la police ferme-t-elle systématiquement les yeux sur les exactions de l’extrême droite (et s’en prennent plus volontiers aux antifascistes)?

D’une part, les policiers sont recrutés dans les franges les plus réactionnaires de la société. Les unités les plus « idéologiques » vouent une haine non dissimulée pour les militant-e-s progressistes. Ils ne se privent d’ailleurs pas de faire savoir leurs opinions en les traitants de « sales gauchistes » ou aux féministes des « sales putes », etc. De nombreuses études en Europe ont d’ailleurs démontrées que la proportion de vote pour l’extrême droite était plus élevée au sein de la police que la moyenne générale au sein de la population[2]. Ainsi en France, plus de 50 % des policiers et militaires votent pour le Front National[3].

D’autre part, leur formation de « partisans de l’ordre » les rapproche idéologiquement des thèses de l’extrême droite dont ils partagent le respect de la hiérarchie, de l’obéissance, des « valeurs traditionnelles », etc. Notions que remettent en question les mouvements progressistes contrairement à l’extrême droite qui défend les intérêts de la police en leur promettant plus de prérogatives, de moyens et d’impunité.

Enfin, contrairement au mythe de la police « défenseurs de la veuve et de l’orphelin », celle-ci est avant tout un outil de maintien de l’ordre social, que ce soit l’ordre économique, genré ou racial. Sa fonction est donc également politique à l’image de la répression de la manifestation non-mixte le samedi 11 février 2017. Et ce n’est pas la première fois que la police tente d’empêcher des manifestations de femmes. Chaque année, que ce soit pour la manifestation du 8 mars ou pour les « Reclaims », la police met la pression sur les participantes, physiquement ou psychologiquement, les insultent ou les humilient leur donne des directives sur un ton paternaliste.

La répression politique n’est qu’une des facettes de la violence d’État. Elle est intimement liée à la répression raciste, sexiste et de classe (que nous subissons également en tant que travailleurs-euses, précaires, femmes, racisé-e-s, etc.). Nous nous inquiétons d’un pouvoir étatique toujours plus autoritaire qui donne toujours plus de moyens et de légitimité à l’action de la police.

Face à la répression, nous pensons que la première nécessité est la solidarité et l’auto-organisation, c’est pourquoi nous nous joignons à l’initiative lancée par la Coordination des sans-papiers et la campagne Stop Répression à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences policières ce 15 mars 2017.

Nous répondons au mot d’ordre de la manifestation. Tou-t-e-s uni-e-s contre la répression !

Solidarité avec les sans-papiers !

Stop à la criminalisation et à l’enfermement des migrant-e-s !

Stop au racisme d’état !

Nous animerons donc un cortège antifasciste à cette occasion afin de renforcer la mobilisation.

NB : Nous rappelons à tout-e-s que les discriminations qui touchent les sans-papiers les exposent plus que quiconque à la violence d’état et nous appelons chacun-e à agir en conséquence.

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[1] http://www.7sur7.be/7s7/fr/3007/Bruxelles/article/detail/1455996/2012/06/18/Le-comite-P-saisi-suite-a-l-intervention-policiere-dans-le-metro.dhtml

[2] http://www.slate.fr/lien/54933/policiers-grecs-vote-neonazi

[3] http://www.liberation.fr/direct/element/plus-de-50-des-policiers-et-militaires-ont-vote-fn-en-2015_28175/