Le local nazi bientôt fermé ?

17807219_277867515957971_2676495566939347825_oLe 26 mars dernier, les néo-nazis de l’Alliance for Peace and Freedom (APF) lançaient un appel aux dons pour financer leur local, situé au 22 Square de Meeus à Ixelles. L’objectif était de récolter 15.000€ afin de pouvoir payer le loyer du local pour le restant de l’année. L’APF a en effet annoncé que, sans cet argent, elle sera obligée de fermer ses locaux à la fin de l’année.

Cinq mois plus tard, l’APF n’a récolté que 2125€ sur 15.000 €. Force est de constater que dans le petit monde néo-fasciste la solidarité n’est pas à l’ordre du jour. Pas étonnant, car à l’extrême droite la politique est avant tout un business, et les petits commerçants de la haine sont là pour s’enrichir. Roberto Fiore, le président de l’APF a pourtant fait fortune dans l’immobilier dans les années 90 grâce à ses réseaux d’extrême droite, mais ne semble pas prêt à financer lui-même l’APF.

D’Alain Soral à Daniel Féret (président du ex-FN belge) en passant par l’APF, les petites entreprises d’extrême droite doivent rapporter gros, mais hors de question de mettre la main à la poche lorsque c’est nécessaire. La différence est flagrante avec les militant-e-s anticapitalistes et antifascistes prêts à tout sacrifier pour les idées qu’illes défendent.

Depuis janvier 2017, le financement européen de l’APF est donc gelé. L’alliance n’est pas parvenue à répondre aux nouvelles normes européennes en matière de subside des groupes politiques et ne peut donc à l’heure actuelle toucher les 600.000 € de financement. Elle n’a pas fourni de garantie bancaire et n’a donc reçu aucun subside pour l’année 2017 et pourrait même devoir rembourser les sommes perçues précédemment.

Peu après le début de notre campagne « Non au local nazi », quatre groupes parlementaires européens ont lancé une enquête visant l’APF. Ils reprochent à l’Alliance de ne pas respecter les principes fondamentaux de l’UE. Certains députés européens, qui qualifient le groupe de raciste et de violent, déploient une procédure inédite pour mettre un terme au financement. Les parlementaires s’intéressent particulièrement à un rassemblement organisé par l’APF en 2016 durant lequel des chants antisémites auraient été scandés.

Nos petits « antisystèmes » de pacotille souffrent donc de ne plus bénéficier des mânes financières accordés par la vile Union Européenne (qu’ils se plaisent pourtant à critiquer) et appelaient donc à la générosité de leurs sympathisants, ce qui n’a pas franchement été une réussite. Comble du malheur, leur compte en banque a été bloqué le 1er avril dernier.

On peut se demander si l’existence de ce local est encore une priorité pour l’APF et si, en coulisse, son sort ne serait pas déjà réglé faute de moyen et d’intérêt politique. C’est en tout cas ce que laisse supposer les récentes déclarations d’Hervé Van Laethem (leader du Mouvement Nation). En effet, le 20 août dernier, Nation a appelé ses sympathisants à financer eux-mêmes le local situé au 22 Square de Meeus à Ixelles. Van Laethem a ainsi affirmé « si l’APF ne sait plus l’occuper nous aimerions que ça devienne le local de Nation au cœur du quartier européen. Nous allons essayer de le garder pour Nation ».

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Pas de « têtes d’affiches » pour le premier anniversaire des locaux de l’APF à Bruxelles. Ni Aube Dorée, ni Fiore, ni Griffin, ni Jacobsson n’avaient fait le déplacement pour l’occasion. Le tout n’aura regroupé qu’une 30aine de personnes.

Avec un loyer mensuel largement supérieur à 1000€, Nation devra compter sur de gros donateurs pour espérer conserver le local. Nul doute qu’ils feront appel à leurs amis du grand capital belge ou aux régimes dictatoriaux qu’ils soutiennent depuis de nombreuses années…

Peu probable que cela plaise aux copropriétaires du 22 Square de Meeus. Il ne fait en effet pas bon genre de louer à des nazis et cela déplaît de plus en plus à certains riches propriétaires qui ont le souci de préserver leur réputation. Entre incapacité à louer et défection de la part de certains locataires, les dents commencent à grincer. Si l’APF a pu se donner une bonne image de façade, c’est largement moins le cas de Nation qui traîne derrière lui une réputation de milice violente n’hésitant pas à agresser des SDF et des migrant-e-s.

La campagne « Non au local nazi, 22 Square de Meeus » dénonce depuis près d’un an l’existence du local de l’APF qui bénéficie d’une évidente tolérance de la part du pouvoir communal et de la police. Les récents et tragiques événements à Charlottesville aux États-Unis (ou une militante antifasciste a été assassinée par un suprématiste blanc) nous rappellent la nécessité de combattre la résurgence fasciste. Lorsqu’on laisse l’extrême droite s’implanter, elle se renforce et se développe et devient alors une menace pour tout-e-s celles et ceux qui ne correspondent pas à ses idées (migrant-e-s, femmes, LGBTQIA, syndicalistes, …).

Depuis que notre campagne existe et au cours de la dernière année, Nation a considérablement réduit sa présence dans les rues de Bruxelles, se repliant dans son local pour des activités – le plus souvent confidentielles – qui n’attirent que peu de monde hormis les militants convaincus. Nation s’est même vu obligé de tenir sa traditionnelle manifestation du 1er mai à… Anvers. Le prochain Congrès de Nation se tiendra quant à lui à Charleroi le 9 septembre prochain alors que ces dernières années ils avaient mis un point d’honneur à les organiser à Bruxelles.

Preuve en est que la seule stratégie de mobilisation payante contre l’extrême droite, est de lui contester la rue et de l’empêcher de s’implanter. Chassé de Bruxelles, Nation essaye de se construire en Wallonie en vue des prochaines élections. A La Louvière notamment où Nation pourrait mener dans les semaines qui viennent des actions islamophobes contre la construction d’une mosquée à Saint-Vaast…

Malgré un avenir incertain pour le local nazi, nous n’avons jamais compté sur les politiciens ou l’état pour mener la lutte contre le fascisme, nous connaissons que trop bien la duplicité du système politique avec l’extrême droite. Tant que ce local existe – quel que soient ses occupants – nous continuerons la mobilisation pour le faire fermer. Nous le répétons, nous n’attendrons pas qu’un drame se produise dans notre ville. Nous ne les laisserons pas s’implanter dans nos quartiers. Nous ne leur laisserons plus jamais l’occasion de mettre en application leur idéologie.

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« Ici on collabore avec des nazis »

La Maison communale d’Ixelles relookée pour mieux correspondre à la réalité. Ici on protège les nazis !

Les fascistes de l’Alliance for Peace and Freedom (APF) – regroupement des organisations nationalistes Aube Dorée (GR), Forza Nova (IT), Democracia nacional (ES), Parti des Danois (DK), Notre Slovaquie (SVK), etc. – disposent d’un local dans la Commune d’Ixelles au 22 Square de Meeus à proximité du Parlement Européen et du quartier de Matonge. Les organisations qui composent l’APF et leurs dirigeants ont du sang sur les mains. Sur leur passage ils sèment la violence et la peur. Ils n’hésitent pas à agresser – et parfois assassiner – celles et ceux qui ne correspondent pas à leur projet de société ou qui osent s’y opposer.

Pourtant, malgré le caractère ouvertement néo-nazi de l’APF, ni la Commune d’Ixelles, ni les propriétaires, ni les Institutions Européennes (qui finance l’APF à hauteur de 600.000€), n’ont à ce jour pris de mesures à leurs égards. Pire, ils ferment les yeux, les protègent et les financent !

Afin de lutter contre l’implantation de l’extrême droite à Bruxelles et en Belgique, nous avons lancé une campagne de mobilisation « non au local nazi » dont l’objectif assumé est de faire fermer ce local. Nous n’attendrons pas qu’un drame se produise dans notre ville. Nous ne les laisserons pas s’implanter dans nos quartiers. Nous ne leur laisserons plus jamais l’occasion de mettre en application leur idéologie.

Le 22 Square de Meeus. Ici à loge des nazis.
Le Parlement Européen. Ici on finance les nazis.

Nouvelle agression violente impliquant l’Aube Dorée à Athènes

Ce vendredi 31 mars 2017, un étudiant du nom d’Alexis Lazaris et âgé de 24 ans a été victime d’une agression brutale de la part de l’escadron d’assaut d’Aube Dorée, en faction au QG du parti néo-nazi grec situé sur l’avenue Mesogeion au nord-est d’Athènes.

L’étudiant, qui habite dans le quartier, se trouvait près des bureaux de l’Aube Dorée où il prenait des photos dans le cadre de ses études. À cette occasion, il avait avec lui un appareil professionnel, que les fascistes lui ont volé lors de l’attaque, tout comme son téléphone portable.

Six personnes qui se trouvaient devant l’entrée du QG d’Aube Dorée – juste en face du commissariat de police – ont commencé à lui faire des gestes menaçants sans aucune raison, l’invitant à approcher. Alors que l’étudiant s’éloignait en direction de son habitation, 4 militants d’Aube Dorée l’ont suivi, proférant de nouvelles menaces. Alexis essaya alors de s’échapper en courant. C’est à ce moment que les assaillants, cagoulés, l’ont frappé à la tête et au corps jusqu’à ce qu’il perde connaissance. Alerté par des cris, les voisins se sont arrêtés pour venir voir la scène, avant que 3 des assaillants ne s’enfuient à moto. Quand la police arriva pour contrôler la situation, l’un des militants d’Aube Dorée resté sur les lieux demanda à Alexis Lazaris ensanglanté « es-tu Grec ? ».

Comme c’est souvent le cas dans ce genre de situation, la police n’a même pas cherché à identifier les 6 hommes présents devant le QG d’Aube Dorée dont quatre sont pourtant responsables de l’attaque du jeune étudiant de 24 ans.

Un membre d’Aube Dorée – reconnu par des témoins oculaires – a depuis lors été arrêté et déféré devant le Procureur ce 1er avril, il s’agit de Christos Zervas (42 ans), poursuivi pour vol aggravé et agression avec complicité. Cependant, Zervas n’est pas un simple militant d’Aube Dorée, c’est lui qui gère le siège central du Parti à Athènes et il était employé de l’Aube Dorée au parlement grec. Zervas est l’un des cadres de l’organisation néo-nazie et est même membre du Comité Central. Plus que tout, Zervas est la main droite de Nikolaos Michaloliakos, le leader d’Aube Dorée.

Pour rappel, l’Aube Dorée est membre de l’Alliance for peace and freedom (APF) – regroupement d’organisations européennes d’extrême droite – dont le siège est situé au 22 Square de Meeus à Ixelles. L’APF organise régulièrement des activités dans ces locaux en présence de militants d’Aube Dorée et des autres organisations affiliées à l’APF. Malgré le caractère ouvertement fasciste de ces organisations (qui ont un lourd historique de violences dans leurs pays respectifs et ce également en Belgique) leur présence ne semble pas déranger les autorités communales d’Ixelles et la Bourgmestre, Madame Dufourny.

Gageons qu’il ne faille pas arriver à de telles agressions fascistes dans les rues d’Ixelles pour qu’enfin les autorités se réveillent et prennent la mesure du danger que représente l’APF.

Nb : des militants de Nation (BE) avaient par ailleurs perturbé un rassemblement de sans-papiers Place du Luxembourg en mai 2015. Quelques jours plus tard, 6 de leurs militants avaient roué de coup un SDF sur cette même place. Faits pour lesquels ils ont d’ailleurs été condamnés.

Sources :

Des nazis à deux pas de chez vous depuis 1 an

Une alliance européenne de partis nationalistes, Alliance for Peace and Freedom, a ouvert un local à Ixelles (22 Square de Meeûs) depuis un an. Cette alliance regroupe ce que l’Europe connaît de pire en termes de nostalgiques du fascisme et du nazisme. Les organisations qui composent l’APF, Aube Dorée (GR), Forza Nuova (IT), Democracia Nacional (ES), NPD (AL), Nation (BE), etc. et leurs dirigeants ont du sang sur les mains. Sur leur passage ils sèment la violence et la peur. Ils n’hésitent pas à agresser – et parfois assassiner – celles et ceux qui ne correspondent pas à leur projet de société ou qui osent s’y opposer. C’est grâce aux 600.000 euros de dotation du Parlement Européen qu’Aube Dorée et ses alliés ont pu ouvrir un local à Bruxelles. Le Parlement Européen vient d’ailleurs de suspendre le financement de l’APF le temps d’une enquête sur ses activités « antidémocratiques ». Mais nous n’attendrons pas qu’un drame se produise Nous ne les laisserons pas s’implanter dans nos quartiers. Ensemble, fermons le local nazi !

LES NAZIS DANS VOTRE QUARTIER, UN AN DÉJÀ.

L’Alliance for Peace and Freedom a ouvert il y a un an son premier local à Bruxelles, au 22 square Meuse dans la commune d’Ixelles. Ils y organisent soirées, diners, conférences entre nazis. Ce 25 mars, l’APF, un rassemblement d’organisations d’extrêmes droites européennes, célèbre le premier anniversaire de son local. Un an maintenant que ce qui se fait de pire en terme de fascisme européen, pavanent en bas de chez vous.

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Cortège antifasciste contre la répression policière

16796964_259333737811349_1791200364407153612_oLe 17 décembre dernier, le collectif Bruxelles Zone Antifasciste appelait à bloquer le Congrès des néo-nazis européens de l’APF (Aube Dorée, Forza Nova, etc.) à Bruxelles. Cette mobilisation et les militant-e-s antifascistes ont fait l’objet d’une répression policière rarement égalée ces dernières années à Bruxelles.

Militant-e-s renversé-e-s par des combis, jetés au sol, matraqués, etc. A ces violences physiques (qui ont fait plusieurs blessé-e-s) on peut rajouter les insultes sexistes, racistes, homophobes, les menaces et les intimidations.

Ce n’est malheureusement pas la première fois que la police de Bruxelles fait preuve d’une volonté manifeste d’en découdre violemment avec les militant-e-s antifascistes.

Le 17 juin 2012, la police avait chargé des syndicalistes antifascistes sur le quai de métro Trône (blessant plusieurs personnes). A l’époque au regard de la disproportion de l’intervention la presse avait crié au scandale, le comité P avait été saisi, une enquête disciplinaire devait être menée, mais depuis lors rien n’a changé et les faits ont été enterrés[1].

Autre intervention qui avait fait parlé d’elle, la répression du rassemblement antiraciste à la bourse le 2 avril 2016, où plusieurs dizaines de manifestant-e-s furent arrêté-e-s alors que des groupes d’extrême droite se baladaient librement à quelques mètres des forces de l’ordre en arborant le logo des Soldats D’Odin.

Ces violences policières sont d’autant plus questionnables tant elles tranchent avec l’attitude laxiste de ces mêmes policiers vis à vis de l’extrême droite.

Ainsi quelques jours auparavant, le 27 mars 2016, 300 « belgian hooligans » débarquent à la bourse avec en leur sein plusieurs dizaines de militante d’extrême droite. Informée de leur arrivé, la police leur ouvre la voie et les encadre sympathiquement. Alors que les hooligans perturbent l’hommage aux victimes des attentats de Bruxelles et que certains font des saluts nazis, la police tardera à les repousser…directement vers la gare du nord où ils reprendront tranquillement le train du retour.

Et les exemples sont nombreux. Le 3 avril 2014, nation attaque un rassemblement antifasciste devant les galeries de la Reine non loin de la Grand Place, sous les yeux de la police qui ne s’interpose pas. Les militant-e-s antifascistes se défendent et ce sont ces derniers qui se verront chargés par la police.

Le 26 mai 2015, rebelote, des militants de nation s’en prennent à un rassemblement de sans-papiers place du Luxembourg. Ils quitteront les lieux tranquillement alors que les sans-papiers se font nasser par la police.

Dès lors on peut légitimement se poser la question de pourquoi la police ferme-t-elle systématiquement les yeux sur les exactions de l’extrême droite (et s’en prennent plus volontiers aux antifascistes)?

D’une part, les policiers sont recrutés dans les franges les plus réactionnaires de la société. Les unités les plus « idéologiques » vouent une haine non dissimulée pour les militant-e-s progressistes. Ils ne se privent d’ailleurs pas de faire savoir leurs opinions en les traitants de « sales gauchistes » ou aux féministes des « sales putes », etc. De nombreuses études en Europe ont d’ailleurs démontrées que la proportion de vote pour l’extrême droite était plus élevée au sein de la police que la moyenne générale au sein de la population[2]. Ainsi en France, plus de 50 % des policiers et militaires votent pour le Front National[3].

D’autre part, leur formation de « partisans de l’ordre » les rapproche idéologiquement des thèses de l’extrême droite dont ils partagent le respect de la hiérarchie, de l’obéissance, des « valeurs traditionnelles », etc. Notions que remettent en question les mouvements progressistes contrairement à l’extrême droite qui défend les intérêts de la police en leur promettant plus de prérogatives, de moyens et d’impunité.

Enfin, contrairement au mythe de la police « défenseurs de la veuve et de l’orphelin », celle-ci est avant tout un outil de maintien de l’ordre social, que ce soit l’ordre économique, genré ou racial. Sa fonction est donc également politique à l’image de la répression de la manifestation non-mixte le samedi 11 février 2017. Et ce n’est pas la première fois que la police tente d’empêcher des manifestations de femmes. Chaque année, que ce soit pour la manifestation du 8 mars ou pour les « Reclaims », la police met la pression sur les participantes, physiquement ou psychologiquement, les insultent ou les humilient leur donne des directives sur un ton paternaliste.

La répression politique n’est qu’une des facettes de la violence d’État. Elle est intimement liée à la répression raciste, sexiste et de classe (que nous subissons également en tant que travailleurs-euses, précaires, femmes, racisé-e-s, etc.). Nous nous inquiétons d’un pouvoir étatique toujours plus autoritaire qui donne toujours plus de moyens et de légitimité à l’action de la police.

Face à la répression, nous pensons que la première nécessité est la solidarité et l’auto-organisation, c’est pourquoi nous nous joignons à l’initiative lancée par la Coordination des sans-papiers et la campagne Stop Répression à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences policières ce 15 mars 2017.

Nous répondons au mot d’ordre de la manifestation. Tou-t-e-s uni-e-s contre la répression !

Solidarité avec les sans-papiers !

Stop à la criminalisation et à l’enfermement des migrant-e-s !

Stop au racisme d’état !

Nous animerons donc un cortège antifasciste à cette occasion afin de renforcer la mobilisation.

NB : Nous rappelons à tout-e-s que les discriminations qui touchent les sans-papiers les exposent plus que quiconque à la violence d’état et nous appelons chacun-e à agir en conséquence.

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[1] http://www.7sur7.be/7s7/fr/3007/Bruxelles/article/detail/1455996/2012/06/18/Le-comite-P-saisi-suite-a-l-intervention-policiere-dans-le-metro.dhtml

[2] http://www.slate.fr/lien/54933/policiers-grecs-vote-neonazi

[3] http://www.liberation.fr/direct/element/plus-de-50-des-policiers-et-militaires-ont-vote-fn-en-2015_28175/

Italie : émeutes corporatistes

par militant-blog.org (traduit de l’Italien)

tassisti-saluti-romaniCe n’est certainement pas un hasard que la réaction corporatiste des chauffeurs de taxi d’il y a quelques jours à Rome[1] fut un terrain fertile pour l’extrême droite.  Si l’actualisation du concept de fascisme (pas de celui de néofascisme, attention) a encore un sens historique, ceci se retrouve exactement dans les émeutes corporatistes des chauffeurs de taxi, à Rome comme en Italie, en Europe et dans le reste du monde. C’est une réaction à une perte du statut socio-économique qui pousse les chauffeurs à la mobilisation. Cependant, cette réaction pourrait apparaître comme une spéculation pour la défense des tous les autres innombrables droits sociaux qui ont été piétinés par le libéralisme. En réalité, pour les chauffeurs de taxi la question principale n’est pas la lutte contre le « sharing economy » (économie collaborative) ou contre les autres formes de capitalisme envahissant globalisé : chaque chauffeur en effet, au-delà de son propre problème professionnel, est bien content d’augmenter son propre pouvoir d’achat en voyageant dans le monde avec les compagnies low fares, en passant son séjour avec  Airbnb, en réservant son dîner sur Foodora ou Deliveroo, en téléchargeant sa musique sur Spotify, en se déplaçant avec Blablacar et ainsi de suite d’innombrables autres applications qui opposent la relation entre «producteur» et «consommateur». Et si les chauffeurs de taxi n’étaient pas directement impliqués, ils n’auraient même pas de problème à utiliser Uber, évidemment hors de leur zone de travail. La manifestation des chauffeurs de taxi, et donc le fascisme contenu en elle, n’implique pas une critique de l’économie politique contemporaine. Les chauffeurs de taxi s’intéressent uniquement à défendre leur propre statut économique, qui est celui d’une petite bourgeoisie qui voit perdre son  revenu garantit par la licence de taxi.  Une licence pour laquelle ils se sont endettés, et qui leur auraient permis, dans leurs rêves  bourgeois, de progresser sur l’ échelles sociale, au point de devenir à un moment des rentiers.

Cet investissement est maintenant mis en crise par les transformations du capitalisme libéralisé, qui pour définition casse chaque revenu qui ne vient pas des grosses concentrations financières. Le reste des rapports sociaux ne serait absolument pas touché par une éventuelle victoire du lobby des taxis sur le gouvernement. C’est une mobilisation pour l’intérêt et l’avantage exclusif d’une catégorie, ni générale, ni généralisable. Ceci est l’exact opposé des luttes syndicales, pour lesquelles chaque lutte gagnée représente une avancée dans les droits de toute la société salariée. C’est ici la différence entre la revendication syndicale et le lobbyisme corporatiste : ce dernier se caractérise comme une réaction à la perte d’un privilège et non à l’élargissement des droits à l’égard de tous et toutes.

Clairement, derrière la rhétorique de la sharing economy se cache le fruit empoisonné de l’attaque aux droits sociaux des travailleurs salariés. Une attaque qui n’arrive pas « par décret », c’est-à-dire par une volonté politique de tel ou tel personnage politique. Cette attaque réside dans la dynamique même du capitalisme, qui en innovant constamment sa manière de se reproduire, tue toutes les initiatives non utiles à la réalisation du profit.

Uber comme le reste de la « sharing economy » n’a pas été inventé ou conçu pour soutenir une ligne politique particulière: cela est l’inévitable trajectoire du capitalisme dans sa forme néo-libérale contemporaine.

Les chauffeurs, dans ce cas comparables au monde artisanal des métiers disparu à la fin du XIXe siècle, ne peuvent plus être intégrés dans le flux économique-productif de l’économie globale. C’est pour cette raison, qu’ils sont destinés à disparaître, tout en restant une curiosité touristique mais en perdent leur fonction réelle dans la mobilité urbaine. Comme pour les pousse-pousse en Chine, qui aura le monopole de cette activité continuera à dégager des profits, mais son rôle sera marginal. Par ailleurs, le fordisme n’a pas fait disparaître le petit ou le moyen artisan, mais il a changé le cours de son histoire : d’un modèle productif-reproductif typique d’une société à une fantaisie élitiste pour un cercle restreint de favorisés.

Cela ne se traduit évidemment pas en un partage de richesses produites, mais plutôt en un contrôle monopolistique des moyens de productions. Il s’agit d’une bataille politique, pas corporatiste contre telle ou telle application post-moderniste. C’est pour cette raison cela est une bataille générale contre un modèle reproductif, qui ne prévoit pas une marche en arrière vers un ancien monde fantasmé, mais la capacité de contrôler ces flux de capital aujourd’hui anarchiques et dominés par le grand capital contre le plus petit.

Il y aura pas de résistance qui ne passe pas par le contrôle public, c’est-à-dire politique, sur ces flux du capital. Toutefois, cela est exactement ce que les chauffeurs ne veulent pas, puisque mettrait à rude épreuve les fondements sur lesquelles repose le rêve de cette bourgeoisie: mimer le moyen de reproduction capitaliste sans posséder les capitaux.

Source : http://www.militant-blog.org/?p=14135#more-14135

[1]Note de la traductrice. Pour plus d’info voir https://francais.rt.com/international/34287-chauffeurs-taxi-romains-manifestent-contre-amendement-uber

Alexandre Gabriac compagnon de route de l’APF

2017-01-20_133346Le 17 décembre 2016, les néo-nazis de l’APF (Alliance For Peace and Freedom) tenaient leur congrès annuel à Bruxelles. Dans l’assistance, Alexandre Gabriac qui avait fait le déplacement pour l’occasion. Retour sur ce personnage sulfureux de l’extrême droite française qui n’hésite pas à poser sur des photos en faisant le salut nazi. Comme quoi, chassez le naturel il revient toujours au galop.

Une petite biographie…

Alexandre Gabriac est né en décembre 1990. Il adhère au Front national à 13 ans et accède à un poste à responsabilité dès 2007 (il est alors à la fois secrétaire départemental du FNJ en Isère et membre de l’Œuvre française).

En 2008, celui qui est entre temps devenu conseiller régional FN et secrétaire régional du FNJ Rhône-Alpes apparait sur des photos ou on peut le voir tendre le bras droit en compagnie de ses petits copains espagnols de la Phalange. Alors que le FN est en pleine phase de « dédiabolisation », l’info pourtant croustillante ne déclenche aucune réaction dans le parti de Marine Le Pen : mieux, en  janvier 2011, il est élu au Comité central du parti, dont il est le plus jeune membre.gabriac_info6a6c-c7525

Pour que le FN réagisse, il faut attendre qu’un média mainstream, le Nouvel Obs, en remette une couche en mars 2011 (en pleine campagne pour les cantonales), présentant Gabriac, le candidat FN dans le canton n°6 de Grenoble, en costume du parfait skinhead néonazi. C’en est trop : malgré ses bons résultats électoraux, Gabriac est exclu du FN en avril 2011.

alexandre_gab120-61f99Six mois plus tard, Gabriac va créer la structure qui sera celle de ses années fastes : les Jeunesses nationalistes. D’abord basées à Lyon, les Jeunesses nationalistes (JN) vont faire des petits dans quelques villes, dans le sud et l’est de la France, et surtout donner un coup de fouet à l’Œuvre française d’Yvan Benedetti, dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle végétait sévère. Apportant du sang neuf et une certaine détermination à l’organisation de Pierre Sidos, Gabriac, davantage chef de bande que théoricien ou chef de parti, va avec les JN à la fois multiplier les « actions » et attirer à lui les caméras et les micros. Il faut dire qu’à l’époque un espace semble s’ouvrir entre un Front national qui cherche à se banaliser et des Identitaires en bout de course : les JN, comme le mouvement Troisième Voie ressuscité un an plus tôt par Serge Ayoub, vont permettre à de jeunes nationalistes de retrouver le frisson de la rue et renouer avec un certain folklore que les Identitaires avaient cherché en vain à dépasser.

jeunesse_nationalistesDans le même temps, Gabriac s’inscrit à la fac de droit à Lyon 3 : là aussi, il s’agite, cette fois pour demander la réintégration de Bruno Gollnisch, dont il était l’un des poulains quand il était au FN, et avec qui il a gardé le contact. Il se rapproche aussi du GUD, et entretient de bonnes relations à la fois avec les sections lyonnaise et parisienne.

Mais Gabriac va trouver sa véritable croisade lors du mouvement contre le mariage homosexuel, dit « Manif pour Tous ». A partir de 2012 que les Jeunesses nationalistes vont tenter de s’imposer comme la branche radicale du mouvement homophobe qui va occuper l’espace médiatique et la rue durant environ deux ans. Le rapprochement avec les cathos intégristes s’est fait tout naturellement : l’Œuvre française et Civitas se retrouveront ainsi côté à côte les 13 et 26 mai 2013 contre le mariage pour tous, les Jeunesses nationalistes assurant le service d’ordre.

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Alexandre Gabriac à une célébration de Mussolini en Italie, en avril 2012.

Cependant, à la suite du meurtre de Clément Méric le 5 juin 2013, le gouvernement français, pour faire bonne figure, va dissoudre l’Œuvre française et les Jeunesses nationalistes. la mesure marquera bien la fin des Jeunesses nationalistes, dont on n’entend plus parler sur la fin de l’année 2013 qu’à l’occasion des différents procès de ses membres pour des agressions précédentes, comme celle de « Toto » à Lyon. On verra d’ailleurs souvent Gabriac faire le déplacement pour soutenir ses « kamarades ».

Après les années coups de poing, Gariac se range, et va tenter l’aventure électoraliste. En janvier 2014, il est inscrit sur les listes électorales de Vénissieux : avec la liste «Vénissieux fait front», Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac obtiennent 11,49% des suffrages aux élections de mars, un résultat sans précédent depuis des années pour une liste d’extrême droite radicale.

Pour le reste, si on peut croiser Gabriac aux principaux rendez-vous de ceux qui se font appeler « les Amis de Pierre Sidos » en attendant de se restructurer, notre bibendum se fait de plus en plus discret. On a malgré tout pu l’apercevoir lors de l’hommage à Jeanne d’Arc en mai 2015, ou, plus récemment au Banquet des Amis de Rivarol en avril dernier, mais il est absent du bureau politique du Parti Nationaliste Français (PNF), la structure censée remplacer l’Œuvre française.

Gabriac et l’APF

Konstantinos Boviatsos (assistant parlementaire du député européen aube dorée Georgios Epitideios), Gabriac, Eleftherios SYNADINOS (aube dorée) et Yvan Benedetti
Konstantinos Boviatsos (assistant parlementaire du député européen aube dorée Georgios Epitideios), Alexandre Gabriac, Eleftherios
SYNADINOS (aube dorée) et Yvan Benedetti

Ce n’est pas la première fois que Gabriac participe aux activités de l’APF. Le 20 décembre 2014 à Milan les représentants de nombreux groupes européens d’extrême droite radicale se sont réunis pour un “congrès de l’Alliance pour la paix et la liberté” (Alleanza per la Pace e la Libertà) à l’invitation de Forza Nueva (Italie). Se sont retrouvés : Democracia nacional (Espagne), le SvP, Svenskarnas Parti (Suède), British National Party, le NPD allemand, Aube dorée, ainsi qu’une délégation de l’Œuvre française. Gabriac et Benedetti (tous deux poursuivis pour reconstitution de ligue dissoute) avaient fait le déplacement ainsi qu’une poignée de ses militants.

Le 17 décembre dernier, Gabriac l’amoureur du salut nazi était donc à Bruxelles en compagnie de Nick Griffin, Roberto Fiore, etc. Malgré les tentatives de dédiabolisation de la part de l’APF, la présence de Gabriac rappel que malgré les discours de façade ces groupes ont conservé leur adn national-socialiste. Quoi de plus étonnant de la part d’une alliance présidé par le miliardaire Roberto Fiore dont le parti Forza Nova, est ouvertement nostalgique de Mussolini et de l’État fasciste et rêve de faire de l’Italie un État  blanc et chrétien.

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Alexandre Gabriac derrière Nick Griffin, le 17 décembre 2016 lors du diner de gala de l’APF.

Source : La Horde

Retour critique sur la mobilisation antifasciste du 17 décembre 2016

ob_4a83a0_15556236-1247059912007075-367039011-oSamedi 17 décembre 2016, la campagne Bruxelles Zone Antifasciste appelait à bloquer le congrès des néo-nazis de l’APF (Alliance for Peace and Freedom). Le rassemblement a mobilisé 100 à 150 personnes dès 10h au Square de Meeûs avant de partir en manifestation sauvage, manifestation qui sera durement réprimée avec environ 60 arrestations. Il nous semble important de revenir sur quelques éléments d’analyse de cette journée, même si l’essentiel des « leçons » politiques que nous devons en tirer doivent se faire en assemblée démocratique où chacun-e peut s’exprimer et prendre position.

Le Congrès « caché » des néo-nazis

L’extrême droite en Belgique comme ailleurs semble de plus en plus certaine de son programme et affirme être du côté des classes populaires. Cependant, lorsqu’elle organise un congrès européen, elle est obligée de conserver secrets le lieu et le détail de ses activités. C’est une pratique courante pour les petites formations fascistes ; c’est plus étonnant pour un parti comme l’APF qui prétend être fréquentable et visible. Ce dernier dépense donc beaucoup d’énergie à se protéger des mobilisations antifascistes. Nation a ainsi servi de Service d’Ordre à l’APF et pendant les jours qui ont précédé le congrès, des militants nationalistes montaient la garde dans les locaux de l’APF par peur d’un sabotage.

Le secret entourant ce congrès a donc compliqué l’organisation de la riposte antifasciste (et c’est bien le but de ce genre de manœuvre). Cependant, un texte publié sur un blog annexe de Nation, destiné à un public plus « militant », avait vendu la mèche quelques jours auparavant. En effet, sur ce blog, un militant de nation affirmait que les locaux de l’APF accueilleraient le congrès.

L’un de leurs militants affirmait ainsi « Hier soir, j’ai monté de garde dans les bureaux de l’APF à Bruxelles. L’APF est une alliance de partis nationalistes d’Europe et dont mon groupe Nation fait partie… […] Ensuite sur le fait que sur toute cette semaine, les volontaires ne se sont pas bousculés…alors que l’enjeu est de taille : empêcher qu’on ne sabote ce local afin que puisse s’y dérouler un congrès ce samedi. »

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Il s’agissait peut-être d’un leurre, mais cela semblait suffisamment plausible puisque l’APF affirme depuis avril 2015 que ces locaux sont leur quartier général et ont pour fonction d’accueillir meetings, congrès et autres activités publiques. Si l’APF et Nation sont prêts à publier de fausses informations sur leurs sites, cela signifie dans tous les cas qu’ils craignent profondément les mobilisations antifascistes.

Sans certitude quant au lieu du congrès, peut-être aurions-nous dû réévaluer notre action et être moins ambitieux-ses en appelant à un simple rassemblement.

La Bourgmestre d’Ixelles et la police rentrent dans la danse

Nous avions donc décidé d’appeler à nous rassembler place du Luxembourg (pour ensuite se rendre au congrès) afin d’assurer la sécurité des participant-e-s et éviter un guêpier policier. Cependant, le 15 décembre, nous recevons un message de la police de Bruxelles Capitale Ixelles. En substance, ceux-ci nous annoncent que « suite à la décision de Madame la Bourgmestre d’Ixelles, tout rassemblement ou manifestation à la place du Luxembourg est interdit. Vous êtes invités à vous rassembler au Square de Meeûs, en respectant le règlement général de Police ».

Passons l’interdiction du rassemblement sur la Place du Luxembourg. Renseignements pris, il y avait ce jour-là des activités de Noël sur la place, pas étonnant dès lors que la Bourgmestre Defourny veuille assurer l’ordre économique capitaliste en nous chassant. Plus étonnant en revanche, l’autorisation de se rassembler sur le Square de Meeûs (ce que nous finissons par faire pour éviter un scénario comme à la Bourse en avril 2016, où le rassemblement antifasciste n’avait même pas eu lieu à cause de la répression policière). Les autorités communales/policières étaient-elles au courant du lieu réel du congrès de l’APF ? Aux dernières nouvelles, il semblerait que cette information ait bien été transmise par l’APF aux autorités communales/policières…

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Le jour même, le tristement célèbre commissaire Vandersmissen le précisera, nous sommes autorisé-e-s à nous rassembler Square de Meeûs uniquement, toute manifestation est interdite. Il était donc évident que la police avait pour ordre de la Bourgmestre de nous empêcher de partir en manifestation. La pratique du black block opérée par certain-e-s  n’est donc certainement pas la cause de la répression particulièrement brutale dont la mobilisation a fait l’objet, contrairement à ce que prétendent les médias. La présence de nombreux flics anti-émeutes,  d’une autopompe et de Vandersmissen (et non l’un de ses subordonnés) laissait clairement penser que la police avait pour ordre d’empêcher une manifestation sauvage vers un potentiel autre lieu de congrès.

10H Square de Meeûs

15369165_229093164168740_2480109713611522526_oLes manifestant-e-s ont commencé à se rassembler dès 10H et de 100 à 150 personnes ont été dénombrées. La mobilisation dans les milieux libertaires, antifascistes et autogestionnaires était d’ailleurs plutôt réussie. Nous savions que compte tenu du mot d’ordre de blocage nous pourrions compter sur un public essentiellement militant. Et ce fut bien le cas malgré notre volonté de rendre cette mobilisation la plus inclusive possible. Nous avons essayé de combiner un appel volontairement public avec une tentative de bloquer réellement le congrès des néo-nazis. Pour se faire nous avons organisé un briefing mais sans doute cela n’a-t-il pas suffit et à l’avenir il sera nécessaire d’organiser plusieurs espaces de discussion en amont.

Pour cette action, nous avions également essayé de mettre accent sur une mobilisation plus « nationale » et « européenne ». Et de fait, des « délégations » antifascistes néerlandophones, wallonnes ainsi que venant d’autres pays européens avaient fait le déplacement. Sans doute a-t-il manqué de coordination et d’informations pour que ces militant-e-s ne se sentent pas pris-e-s au dépourvu. Nous prenons donc acte de la remarque de l’UEC Strasbourg lorsque les camarades affirment : « Certes, la présence policière devant le siège de l’APF a été à l’origine du départ en manifestation sauvage, mais nous aurions préféré être arrêtés dans la tentative de bloquer le congrès plutôt que dans un cortège ayant perdu son véritable objectif. Une question à réfléchir collectivement avec toutes les forces qui partagent l’objectif de massifier le mouvement antifasciste international à l’heure où la réaction monte en puissance en toute Europe »[1]

Les néo-nazis absents

2016-12-23_151915A l’arrivée des manifestant-e-s à 10h, le local de l’APF était fermé et, dans l’heure qui a suivi le début du rassemblement, nous avons eu confirmation que le congrès aurait lieu plus tard. Il est apparu que malgré les annonces et les fanfaronnades des néo-nazis, le congrès avait été déplacé dans un hôtel bruxellois. Sous le poids de la mobilisation antifasciste ils se sont donc repliés dans un hôtel, caché de tou-te-s. Les flics étaient quant à eux présents pour protéger les locaux de l’APF et nous empêcher de partir en manifestation vers un autre lieu.

Néanmoins, si nous savions que nous serions peut être confronté-e-s à une absence, il nous semblait important de marquer le pas et de nous rassembler près du 22 Square de Meeûs à Ixelles. Car comme nous l’avons déjà affirmé ailleurs, ce sont ces locaux qui permettent aujourd’hui à cette alliance de néo-nazis européens de s’organiser, ces locaux sont une pièce maîtresse dans leur stratégie de développement. Les faire fermer, c’est leur couper l’herbe sous le pied et les empêcher de s’organiser.

Sur le départ en manifestation sauvage

Vers 11h, le rassemblement s’est transformé en manifestation et a rapidement remonté la rue du Luxembourg vers Trône. Trop rapidement parce que dans la précipitation, le bloc de tête n’a pas ou mal été formé. A l’avenir il nous semble indispensable de débattre des questions tactiques collectivement et de les soumettre à la volonté collective au préalable.  On ne peut simplement se remettre à la liberté individuelle lorsque certaines pratiques concernent chaque manifestant-e-s surtout quand la répression s’abat de manière indistincte. Ces réflexions doivent aussi prendre en considération l’indispensable solidarité lors des mobilisations.

Cependant, nous assumons notre part de responsabilité. Par manque de préparation et par précipitation,  il manquait d’une initiative claire à cette manifestation, ce qui a facilité le travail de la police.

Arrestations et violences

Engagé à tort sur la petite ceinture, le cortège a été pourchassé par les combis de police. Vandersmissen, en tête, a gazé les manifestant-e-s pour les repousser sur la droite de la chaussée, les combis en ont alors profité pour remonter la manifestation par ses arrières et la contourner afin de lui bloquer le passage. Dans cette course, ce que les médias et la police se privent bien de dire, c’est que trois personnes ont été heurtées par des camionnettes de flics. Dans au moins un des cas, il s’agissait d’un acte volontaire puisqu’un combi a ralenti au niveau d’un manifestant avant que le conducteur ne lui assène un coup de portière. Selon des témoins : « pour ce qui est de nos militant-e-s : le premier a été jeté au sol par trois policiers, il a reçu des coups dans les jambes et un policier lui a donné un coup de genou sur le crane alors qu’il était déjà menotté, puis s’est servi de sa genouillère sur sa tête pour le garder au sol ; le deuxième a été jeté au sol à trois reprises et a reçu un coup brutal à la jambe, alors qu’il obtempérait aux ordres de la police et se dirigeait vers le point de rassemblement des personnes arrêtées ; le troisième a reçu un coup de genou dans la colonne vertébrale alors qu’il était déjà immobilisé, D’autres manifestants ont reçu des coups violents après leur immobilisation, notamment des coups de genou et de matraque dans le visage »[2].

D’autres ont reçu des coups de matraque ou saignaient au visage. Un jeune homme s’est vu immobiliser au sol par plusieurs agents, subissant le poids d’un flic sur la colonne vertébrale. Une camarade, probablement heurtée par une camionnette de police souffre d’une fracture du fémur.

2016-12-23_153750Résultat des courses, environ 60 personnes arrêtées qui ont ensuite été colsonnées (avec des SERFLEX) et mises en ligne, assises les unes derrière les autres. Une manifestante témoigne : « C’est là que va commencer une après-midi d’insultes et d’humiliations misogynes, homophobes et racistes. Déjà, un policier passe entre les colonnes, son visage crispé par la haine en criant des « Bande de fils de putes, espèces d’enculés, vous avez que ça à faire hein ? Casser ! Vous êtes bons qu’à ça ! Bande de sales gauchistes, fils de putes ! », On comprend déjà ici le parti prit de ce policier qui ne nous étonne plus, je perçois à ce moment-là un dialogue entre une arrêtée, qui à encore le courage d’essayer de convaincre la police, et un policier lui répondant un classique « Je ne suis pas contre l’extrême droite car je suis pour la liberté d’expression. ». Pour parler de nous les flics disent « là, c’est les sales gonzesses » en le répétant plusieurs fois car ça à l’air de les faire rire.

Les hommes se font en premier embarquer dans les fourgons quelque peu brusquement, à ce moment un policier se penche vers nous et nous dit d’une voix mielleuse « Ne vous inquiétez pas, on sera plus délicat avec vous », pour encore une fois nous prouver le machisme ambiant de la police qui pense que les femmes sont de petits êtres fragiles. Non, nous ne sommes pas en porcelaine et nous ne voulons pas être traitées différemment car nous sommes des femmes.

Nous sommes donc embarquées dans les fourgons une après l’autre, certaines reçoivent des délicats « Ah nan je veux pas de ces greluches dans mon fourgon, elles sont sales ! » ou d’autres se font traiter de « petasse ».

Ce même-jour à 13h avait lieux une manifestation contre l’actuel président du Congo où ont participer près de 200 congolais.e.s, un policier dit alors à une femme noire également arrêtée qu’elle s’est trompée de manifestation et que la sienne est à 13h » [3].

Aux casernes d’Etterbeek, nous avons été divisé-e-s entre hommes et femmes et nous sommes resté-e-s pendant 1h à 1h30 colsonné-e-s, assis-es par terre à la suite les un-e-s des autres sur un sol froid à attendre d’être emmené-e un-e à un-e. Il y avait une volonté manifeste d’obliger les gens à rester dans une position inconfortable.

Nous avons ensuite été emmené-e-s individuellement dans une pièce ou deux inspecteurs cagoulés ont pris les gens en photo sous toutes les coutures (sous la supervision de deux autres inspecteurs). Pour ce faire, ces inspecteurs ont prétendu à certain-e-s qu’iels étaient en arrestation judiciaire. Il s’est avéré par la suite qu’il s’agissait uniquement d’une arrestation administrative. « Après les violences dans la rue, les mensonges, les insultes et le non-respect des procédures rendent légitime la question « qui nous protège de la police ? ». Dans ses prisons, la légalité bourgeoise montre toute son hypocrisie : les droits que l’on accorde aux interpellés ne sont que du crayon sur du papier, la volonté du policier est la seule loi ».

Continuer les mobilisations antifascistes

Il semble déjà que les violences, les coups, les intimidations sexuelles ou physiques, les insultes racistes, sexistes et homophobes aient déjà été balayés par les discours médiatiques et politiques. Déjà, les médias se sont fait le relais de la police et de la justice. L’indignation provoquée par la casse a surpassé la répression brutale des manifestant-e-s.

Mais la répression policière n’a qu’une seule source : la volonté politique de la bourgmestre d’Ixelles d’empêcher toute manifestation d’une campagne qui, semble-il, commence à déranger !

Le premier à en être incommodé semble être le pouvoir communal d’Ixelles, qui rappelons-le prétend à qui veut bien l’entendre qu’il ne peut rien faire alors que les agressions de migrant-e-s et de SDF sont avérées et que ces groupes possèdent un lourd passif de violences dans leurs pays respectifs. Cette incohérence, pointée par la campagne BZA, la Bourgmestre Defourny ne semble pas la porter fièrement. Les seconds sont les propriétaires du 22 Square de Meeûs, agacés de voir leur nom associé à des néo-nazis qu’ils abritent pourtant dans cet immeuble cosy, classé au patrimoine pour son style architectural et dont les appartements se vendent parfois à plus de 300 000 euros.

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Le 22 Square de Meeus fermé mais bien protégé

Sans pouvoir être qualifiée de réussite, cette mobilisation n’aura toutefois pas été veine. L’extrême droite a eu la plus grande peine à organiser son congrès. Elle n’a pas pu utiliser ses locaux, qu’elle paie pourtant à prix d’or dans un quartier bourgeois, et dont elle prétend faire le quartier général de ses activités. Au contraire, l’APF a dû s’exiler hors de son QG et a eu toutes les peines à trouver un lieu voulant bien accueillir son congrès. Nation qui organisait un « hommage » au tortionnaire coloniale Léopold II, a dû s’exiler à Namur et non à Bruxelles comme c’est le cas habituellement.

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Nation en mode service d’ordre pendant le congrès de l’APF

Les membres de Nation ont dû être mobilisés pour assurer le service d’ordre du congrès de l’APF, dirigé par les millionnaires italiens Roberto Fiore (pour la lutte contre le grand capital on repassera…). On sait désormais que Nation sert de milice et de service de gardiennage à l’APF, alors que sur le plan politique l’Alliance préfère collaborer avec le Vlaams Belang comme le prouve encore la visite de De Winter chez Aube Dorée en novembre 2016.

Les néo-nazis ont donc dû encore une fois se cacher sous la pression antifasciste. Bien sûr, nous n’avons pas réussi à bloquer le congrès qui a bien eu lieu. Ils ont également pu organiser un repas le soir sur la Grand Place dans la Brasserie la Chaloupe d’Or (le même restaurant qui avait accueilli le meeting du Vlaams Belang en avril 2014 alors que celui-ci était sur le point d’être annulé). Il nous faudra à l’avenir améliorer nos mobilisations et être plus efficace afin bloquer la montée de l’extrême droite et les empêcher de s’installer dans nos quartiers.

Cette répression ne fait que renforcer notre détermination et notre croyance dans la capacité populaire à faire fermer le local nazi, qui bénéficie de la complicité passive (et active dans certains cas) des autorités communales d’Ixelles depuis son ouverture. Ces autorités  n’hésitent pas à protéger l’extrême droite néo-nazie alors que dans le même temps elles font arrêter brutalement 60 militant-e-s antifascistes

[1]                     http://uecstrasbourg.over-blog.com/2016/12/repression-contre-les-antifascistes-a-bruxelles-le-temoignage-des-militant-e-s-communistes-interpelle-e-s.html

[2]                     http://uecstrasbourg.over-blog.com/2016/12/repression-contre-les-antifascistes-a-bruxelles-le-temoignage-des-militant-e-s-communistes-interpelle-e-s.html

[3]                     https://bxl.indymedia.org/spip.php?article12861

« Notre Slovaquie », les nouveaux néo-nazis membres de l’APF

L688ef4407ac4eb23defcfd9bccabe737ors de son dernier congrès annuel organisé à Bruxelles, l’Alliance pour la Paix et la Liberté (APF) qui regroupe plusieurs organisations néo-nazies européennes, en a profité pour intégrer un nouveau venu. Pas de « grand nom » au programme, mais un parti nommé « Notre Slovaquie » (Ľudová strana Naše Slovensko). Inconnu de la majorité du grand public, ce parti a pourtant fait parler de lui en Slovaquie et a franchement de quoi faire frémir. L’APF intègre ainsi un parti ouvertement néo-nazi qui possède 14 députés en Slovaquie et dont l’homme fort, Marian Kotleba, est aujourd’hui gouverneur.

Dirigé par Marian Kotleba et représenté au congrès de l’APF par le député Martin Belusky, « Notre Slovaquie » se définit comme étant un parti nationaliste, chrétien et « social ».

Le chef de « Notre Slovaquie », Kotleba a fait parler de lui en 2013 lorsqu’il a remporté les élections régionales de Banska Bystrica (centre de la Slovaquie) dont il est encore aujourd’hui le gouverneur. Kotleba fut également le fondateur en 2003 d’un groupuscule violent – Communauté slovaque, seul parti jamais dissous par les autorités depuis l’indépendance, en 1992. En janvier 2009, Kotleba s’est relevé de la dissolution de Communauté slovaque en fondant un nouveau parti, « Notre Slovaquie ».

2016-12-19_023600Jusqu’il y a peu Kotleba aimait s’habiller en uniforme des gardes Hlinka, la milice de l’état Slovaque collaborationniste entre 1939 et 1945. « Notre Slovaquie » en a adopté les manières, le salut, les symboles et la rhétorique.

« La garde Hlinka était la police de l’état Slovaque et participa volontairement aux plans d’Hitler. Elle opéra contre les juifs, les Tchèques, les Hongrois, les partisans de gauche et l’opposition. Par un décret du 29 octobre 1938, la garde Hlinka fut désignée comme seul corps autorisé à donner à ses membres une formation paramilitaire, ce décret lui donna un statut officiel dans le pays. Les gardes portaient un uniforme noir et une casquette ressemblant à un bateau avec un pompon en laine sur le dessus. Ils utilisèrent le salut nazi. […]En 1942, la garde Hlinka supervisait la déportation des juifs slovaques vers le camp de concentration d’Auschwitz. La Garde effectua régulièrement des rafles de Juifs durant les mois de printemps et en été. La déportation des Juifs par la garde Hlinka allait de pair avec la confiscation des biens juifs qui étaient en partie redistribués à des membres de la garde »[1].

L’état collaborationniste Slovaque était alors un régime autoritaire, fasciste-clérical, modelé sur l’Allemagne nazi, les Gardes Hlinka chassèrent avec enthousiasme celles et ceux qui étaient considérés comme les ennemis du régime.

Les juifs slovaques faisaient l’objet d’un accord unique datant de 1941. Le zèle du régime slovaque de l’époque était tel, qu’il proposa, selon un papier publié sur le site de la BBC, de payer 500 marks à Berlin pour chaque juif déporté vers l’Allemagne. On estime à 75000 le nombre de juifs slovaques tués dans les camps nazis.

Voici le régime politique que Marian Kotleba admire, tout comme les 13 députés de son parti. Régime qu’il décrivit comme « vivre au paradis ». De même il admire Hitler et ne s’en cache pas. Sur sa page facebook, il a ainsi décrit le führer comme « un artisan de la paix, un grand économiste, un orateur et un homme avec le cœur à la bonne place ».

Kotleba a possédé un magasin de vêtements pour nostalgiques nommé KKK, hommage morbide au Ku Klux Klan. Il a collaboré avec le parti néonazi allemand NDP. Il voue un culte obsessionnel à l’Etat slovaque clérical fasciste de 1939-1945, éphémère croupion du IIIe Reich, obtenu directement auprès d’Hitler par un prêtre catholique, Jozef Tiso. Père de la première nation slovaque, ce dernier est resté à sa tête durant toute la Seconde Guerre mondiale, avant d’être pendu par les Soviétiques en 1947.

Depuis qu’il est devenu gouverneur, les uniformes inspirés des Gardes Hlinka ont été mis au placard mais le programme politique reste le même. S’il a construit sa notoriété en faisant l’apologie de la Slovaquie nazie, il a aujourd’hui adouci son discours. Kotleba se concentre aujourd’hui sur des discours plus « mainstream », le racisme contre les populations Rroms (Kotelba est ouvertement rromophobe) qu’il qualifie de « parasites », l’Islam, les « sionistes » (entendez les Juifs). Et puis l’euro et l’Otan qu’il considère comme «une organisation terroriste, utilisée par les Etats-Unis, contrôlés par les sionistes, dans le but d’exterminer les autres nations». Et encore les Hongrois et les communistes.

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Jens Puhse, Marian Kotleba et Roberto Fiore

En mai 2015, un groupe de néo-fascistes italiens, emmenés par Roberto Fiore, dirigeant de Forza Nuova (l’extrême-droite néo-fasciste italienne), avait rendu visite à Marian Kotleba pour discuter de la question rrom. Dans le compte rendu publié sur le site de FN (Forza Nuova), le rédacteur évoque les échanges survenus lors de cette visite et cite des mesures dont il faudrait s’inspirer, comme l’instauration d’une police locale patrouillant dans les zones occupées par les Roms, là où la police nationale ne met pas les pieds. Marian Kotleba aurait à cette occasion affirmé sa volonté de faire partie de l’Alliance pour la Paix et la Liberté en Europe dirigée par Roberto Fiore, et à laquelle participent le NPD allemand (néo-national-socialiste) et l’Aube Dorée grecque.

 

C’est donc chose faite depuis ce 17 décembre 2016…

Sources :

http://international.blogs.ouest-france.fr/archive/2016/03/06/kotleba-slovaquie-fico-neo-nazi-15772.html

http://www.liberation.fr/planete/2014/01/13/slovaquie-marian-kotleba-fait-fuhrer_972478

http://www.bbc.com/news/world-europe-35739551

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_Hlinka

Bloquons le congrès des Nazis européens #BlockTheNazis

15592588_1191069877635699_1350032056_nLe 17 décembre prochain l’APF, alliance européenne de plusieurs organisations néo-nazies organise son Congrès annuel à Bruxelles. Pour l’occasion des néo-nazis de différents pays européens débarqueront à Bruxelles. Des fascistes grecs, allemands, italiens, espagnols, britanniques, suédois, danois, belges, etc. seront donc réuni à Bruxelles où ils pourront développer leur programme pour une Europe raciste, sexiste et homophobes, etc.

Ce congrès de l’APF sera l’occasion, pour cette alliance et les organisations qui la compose, de tisser des liens, de se renforcer et d’intégrer de nouveaux groupes (comme cela est déjà annoncé). L’APF s’imposera ainsi comme l’une des principales alliances représentante de l’extrême droite la plus fasciste au niveau européen.

Concrètement, cela signifie également que pendant un week-end, des bandes de néo-nazis se baladeront à leur aise dans les rues de Bruxelles guidés par leurs homologues belges.

Nous refusons que des groupes qui ont du sang sur les mains puissent se balader tranquillement dans nos rues, nous refusons que Bruxelles serve de siège au renforcement de l’extrême droite fasciste ! Ne laissons pas Bruxelles devenir la capital de l’Europe Nazie le temps d’un week-end !

Pour toutes ces raisons et plus encore, la Campagne Bruxelles Zone Antifasciste appelle à bloquer le congrès des néo-nazis européens !

Jeunes, travailleurs-euses, femmes, LGBT+, racisé-e-s, syndicalistes, précaires, militant-e-s, c’est à nous d’agir !

Face aux mobilisations de la campagne BZA, les néo-nazis de l’APF savent qu’ils ne sont pas les bienvenus à Bruxelles. Les mobilisations de rues de la composante belge de l’APF (Nation) souffrent déjà de la pression des militant-e-s antifascistes et des riverain-e-s, au point qu’ils sont obligés de déplacer certaines de leurs activités.

Par peur d’être mal accueillis par les Bruxellois-es, les néo-nazis prennent donc toutes les précautions afin de garder secret l’emplacement de leur Congrès européen.

Nous maintenons néanmoins notre appel à mobiliser et bloquer leur congrès, afin de rappeler qu’il n’y a pas de place à Bruxelles pour des néo-nazis.

RENDEZ VOUS ce samedi 17 décembre à 10H au SQUARE DE MEEUS !